À partir des informations issues des différents documents, construire et compléter le tableau suivant.
Document 1 : le comportement sexuel chez le rat.
Chez le rat, on observe que le comportement sexuel répète à chaque fois les mêmes étapes :
La femelle, la rate, se met en lordose, c’est-à-dire en position d’acceptation du mâle pour favoriser l’introduction du pénis dans le vagin ;
Le mâle, le rat, la monte par derrière, la pénètre, puis effectue une série de va et vient jusqu’à l’éjaculation.
Cet accouplement est très bref et suit toujours la même séquence comportementale : on dit que le comportement sexuel chez le rat est stéréotypé.
Remarque : chez le rat, le choix du partenaire ne dépend pas de relations ou de préférences individuelles, mais de signaux biologiques comme les odeurs sexuelles, la posture de lordose et la réceptivité hormonale de la femelle.
L'activité sexuelle chez le rat ne s'observe qu'autour de l'ovulation, pendant une période appelée œstrus.
L'activité sexuelle est représentée par la surface jaune.
Document 2 : expériences sur l'influence des hormones sexuelles sur comportement sexuel chez le rat.
Des chercheurs ont étudié le rôle des hormones sexuelles sur le comportement sexuel chez les rats.
Chez la femelle, ils ont enlevé les ovaires à des rates puis leur ont injecté des doses croissantes d’œstradiol, une hormone normalement produite par les ovaires.
Ils ont observé le comportement sexuel en mesurant le pourcentage de femelles adoptant la position de lordose en présence d’un mâle.
Chez le mâle, ils ont castré des rats (suppression des testicules), ce qui supprime la production de testostérone par les testicules, puis ils ont observé l’activité sexuelle (pourcentage de mâles qui éjaculent).
Plus tard, ils ont injecté de la testostérone aux mêmes animaux et ont de nouveau mesuré leur activité sexuelle.
Document 3 : le comportement sexuel chez le bonobo.
Chez les primates hominoïdes (comme le bonobo, le chimpanzé ou le gorille), le comportement sexuel ne se limite pas à la reproduction.
En plus des accouplements, on observe de nombreuses pratiques sexuelles non reproductives comme la masturbation, la fellation ou les baisers, qui ne permettent pas directement la fécondation mais procurent du plaisir.
Ces primates font également partie des rares espèces à pratiquer l’accouplement en face à face, ce qui montre que la sexualité n’est pas uniquement liée à la reproduction mais aussi à la relation entre partenaires.
Le choix des partenaires dépend de préférences sociales et affectives, par exemple les liens d’attachement, les relations de confiance ou la proximité au sein du groupe. Un individu peut ainsi préférer un partenaire avec lequel il a déjà eu des interactions sociales positives, comme le toilettage, le jeu ou la coopération.
Chez les bonobos, la sexualité joue aussi un rôle important dans la vie sociale. Les primatologues ont observé que les bonobos utilisent des contacts sexuels dans différentes situations, par exemple :
pour apaiser des tensions après un conflit,
pour renforcer les liens entre individus,
lors de rencontres amicales ou de partages de nourriture.
Chez les bonobos les comportements sexuels ont lieu toute l’année, chez mâles et femelles, indépendamment de périodes précises de fertilité, et ne se limitent pas à la reproduction.
Cela inclut des contacts sexuels multiples (hétérosexuels et homosexuels, jeux génitaux, frottements), qui jouent un rôle social comme l’apaisement des tensions ou la formation de liens.
L'activité sexuelle est représentée par la surface jaune.
Document 4 : le système de récompense et le plaisir sexuel chez les mammifères.
Les chercheurs ont montré que tous les mammifères possèdent un système de récompense dans le cerveau.
Ce système, constitué de plusieurs structures cérébrales, permet de produire une sensation de plaisir.
Chez le rat, chez les bonobos et chez l’être humain, la stimulation sexuelle et les comportements sexuels activent ce système de récompense.
Cette activation provoque la sensation de plaisir et incite l’individu à répéter ces comportements.
Ainsi, quels que soient l’espèce et le type de comportement sexuel, le plaisir sexuel repose sur la même base biologique : l’activation du système de récompense du cerveau.
Document 6 : le comportement sexuel de reproduction.
On parle de comportement sexuel de reproduction lorsque les comportements sexuels sont principalement liés à la fécondation et permettent la reproduction de l’espèce. Dans ce type de comportement, la motivation est surtout déclenchée par les hormones sexuelles, la composante cognitive est limitée (le choix du partenaire repose surtout sur des signaux biologiques comme les odeurs ou les postures) et les relations affectives entre partenaires jouent un rôle faible (il n’existe pas de lien émotionnel durable entre les partenaires).
Exemples :
Cerf : accouplement uniquement pendant la période de rut, lorsque la femelle est fertile.
Mouton : la brebis accepte le mâle seulement pendant la période d’ovulation.
Chat : la femelle n’est réceptive qu’au moment de la fécondation.
Document 7 : le comportement sexuel érotique.
On parle de comportement sexuel érotique lorsque les pratiques sexuelles sont en grande partie non reproductives et sont surtout liées au plaisir, au contact et aux relations entre individus. Dans ce type de comportement, les composantes affective (attachement, émotions), motivationnelle (désir, recherche du plaisir et du contact) et cognitive (choix du partenaire, préférences sociales) jouent un rôle important.
Exemples :
Dauphins : masturbation et contacts sexuels utilisés pour renforcer les liens sociaux.
Chimpanzés : certains comportements sexuels hors reproduction, parfois liés aux relations sociales.
Gorilles : sexualité surtout reproductive, mais quelques comportements sexuels non reproductifs existent.
Chevaux : masturbation et comportements sexuels en lien avec la dominance.
Éléphants : masturbation et contacts sexuels utilisés dans les interactions sociales.