Le fonctionnement de l’appareil reproducteur repose sur un dispositif neuroendocrinien faisant intervenir l’hypothalamus, l’hypophyse et les organes sexuels. La connaissance de plus en plus précise des hormones naturelles endogènes contrôlant les fonctions de reproduction humaine a permis progressivement la mise au point de molécules de synthèse exogènes qui leurrent ce système et permettent une maîtrise de la procréation, avec de moins en moins d'effets secondaires.
Chez la femme et chez l’homme, ces molécules de synthèse sont utilisées dans la contraception régulière (« la pilule »), la contraception d'urgence féminine, les hormones contragestives dans le cadre de l'interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse, ainsi que la contraception hormonale masculine.
D’autres modes de contraception existent chez l’homme et la femme ; certains permettent de se protéger des infections sexuellement transmissibles (IST) et d’éviter leur propagation.
Selon les problèmes de stérilité ou d’infertilité, différentes techniques médicales peuvent être utilisées pour aider à la procréation : assistance médicale à la procréation (AMP), hormones pour permettre ou faciliter la fécondation et/ou la gestation.
18.1 – Le contrôle hormonal des appareils reproducteurs
Le fonctionnement de l’appareil reproducteur masculin et féminin repose sur un contrôle hormonal assuré par l’hypothalamus et l’hypophyse (situés dans le cerveau).
Ces structures contrôlent l’activité des testicules et des ovaires, ce qui permet la production des gamètes (spermatozoïdes et ovules) et le fonctionnement normal de la reproduction.
18.2 – Le principe des contraceptions hormonales
Les contraceptions hormonales sont des traitements qui agissent sur le contrôle hormonal de la reproduction en empêchant :
la production de spermatozoïdes chez l’homme ;
l’ovulation ainsi que le développement d’une muqueuse utérine favorable à la grossesse chez la femme.
18.3 – La contraception d'urgence et l'IVG médicamenteuse
Les connaissances sur le contrôle hormonal de la reproduction ont aussi permis de mettre au point :
La contraception d’urgence : traitement pris après un rapport à risque, afin d’empêcher une grossesse.
L’IVG médicamenteuse : traitement permettant d’interrompre une grossesse débutante.
18.4 – D’autres modes de contraception et la prévention des IST
Le préservatif est un mode de contraception qui empêche la rencontre des spermatozoïdes et de l’ovule.
En plus d'être un mode de contraception, il permet aussi de se protéger des infections sexuellement transmissibles (IST) comme le VIH, la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis et l’hépatite B, ce qui limite leur propagation dans la population.
19.1 – Des causes multiples d’infertilité
L’infertilité d’un couple peut avoir une origine féminine, masculine ou mixte, et être liée à des anomalies hormonales, anatomiques ou à une altération de la qualité des gamètes.
L’analyse de résultats d’examens médicaux (dosages hormonaux, échographies, hystérosalpingographie, spermogramme) permet d’identifier l’origine de l’infertilité, comme une obstruction des trompes ou une mauvaise qualité des spermatozoïdes.
19.3 – L’assistance médicale à la procréation (AMP)
Lorsque la grossesse naturelle est difficile ou impossible, il est possible de recourir à une assistance médicale à la procréation (AMP).
La fécondation in vitro (FIV) consiste à réaliser la fécondation en laboratoire, puis à transférer un embryon dans l’utérus.
Dans certains cas, on utilise la technique de l’ICSI, qui consiste à injecter directement un spermatozoïde dans un ovule, afin de pallier une mauvaise qualité des spermatozoïdes.
À venir
À venir
À venir